L’île des esclaves conteste-t-elle l’ordre de la société ?

Sujet :

        Dans La Comédie classique en France, R. Guichemerre dit à propos du Mariage de Figaro que l'on a peut-être " exagéré la portée révolutionnaire de cette satire "  et Luc Decaunes, réfléchissant sur la morale de L'Ile des esclaves, écrit : " Marivaux ne remet pas en cause les structures de la société, l'inégalité des conditions ; il rêve seulement d'humaniser les rapports entre les riches et les pauvres, les dominants et les dominés. [...] Il faut en somme aménager l'injustice pour la faire accepter. " (programme du TEP, 1973).

    En vous appuyant sur l’œuvre que vous avez étudiée cette année, vous direz dans quelle mesure la mise en scène des relations entre maîtres et valets y remettent en cause les structures de la société et l'inégalité des conditions.

 

Problématique : L’île des esclaves conteste-t-elle l’ordre de la société ?

 
Plan :

Intr.

Introduire le contexte qui permet de comprendre la citation (accroche) : la Révolution de 1789 qui termine le XVIIIème siècle = contestation de l’ordre social. Or la comédie du XVIIIème met presque toujours en scène la relation maître - valet. On a donc tendance à penser que les dramaturges ont préparé la Révolution : de Regnard à Beaumarchais, en passant par Marivaux

Introduire la citation et dégager la problématique L’Ile des esclaves conteste-t-elle vraiment l’ordre de la société ?

Annoncer le plan en insistant sur la progression logique 

Développement :

1. La pièce peut sembler à première vue très révolutionnaire :

A. Par l'inversion sociale qui en fait le sujet :

a. L'inversion sociale remet en cause les structures de la société :

  • Elle s’effectue dans un 1er temps en menaçant physiquement les maîtres :  

    • Dans l'histoire de l’île : les esclaves affranchis ont d’abord tué les maîtres  

    • D'où, chez d'Iphicrate, l'envie de fuir l'île dès le naufrage

    • Le naufrage affaiblit les maîtres : perte de l’environnement social qui légitime leur pouvoir

  • L’inversion des fonctions ne représente pas un moindre mal car elle humilie les maîtres :

    • Échange des habits humiliant en soi : Iphicrate ridicule dans le costume bariolé d’Arlequin

    • Perte de leur identité, donc du respect auquel ils étaient habitués : Iphicrate devient " seigneur Hé "

    • Effet de miroir qui leur renvoie leurs ridicules : cf. la parodie de la scène 6

  • Les épreuves successives sont perçues comme violentes :

    •  Ce dont témoigne le 1er aveu de leurs fautes par les maîtres : il est contraint, d’où des épreuves de plus en plus dures pour briser cette résistance

    •  Cf. surtout la menace, que le dramaturge laisse planer, d’une union dégradante entre esclaves et maîtres est aussi violente

b. La manière dont les personnages réagissent dans cette inversion :

    • Des maîtres sont peu flattés :

      • Ils sont violents : les maîtres se chargent de confirmer les dires des valets (comportement d’Iphicrate à la fin de la scène 1 ou insulte d’Euphrosine à la scène 3)

      • Ils sont hypocrites : hypocrisie d’Iphicrate mise en évidence dans la scène 1 (termes hypocoristiques qui s’opposent à ce qu’indiquent l’aparté ou la didascalie) mais aussi celle d’Euphrosine qui apparaît à travers les portraits (développer un exemple)

      • Ils sont méprisants : le mépris d’Euphrosine sensible aux scènes 3 (par son mutisme), 8 et surtout 10.

    • En revanche les valets sont sympathiques :

      • Par la justesse de leurs appréciations : rapidité avec laquelle Arlequin analyse la situation à la scène 1, portraits de Cléanthis à la manière de La Bruyère

      • Par la gaieté : Arlequin plus railleur que méchant, et qui ne se pend jamais au sérieux (cf. sc. 6)

      • Par leur humanité : ils ont l’initiative du pardon

B. Révolutionnaire, la liberté de parole accordée aux esclaves l’est aussi:

a. Ils en usent pour dénoncer :

  • La négation de l’identité :

    • Le nom refusé au valet : " je n’en ai point " dit Arlequin (sc.1)

    • Arlequin est un nom générique de zanni

    • On se contente de l’appeler par une interjection : " hé " (sc.1)

  • Les mauvais traitements :

    • Les injures : Cléanthis ne parvient pas à en dresser la " liste " exhaustive (sc.3) / Arlequin est étonné lorsque le maître se montre poli : " Je t’en prie, je t’en prie ; comme vous êtes civil et poli "

    • Les coups : Evocation du gourdin (sc.1) et des étrivières (sc.9), menaces avec l’épée (fin de la sc.1) / Les valets sont même battus par délégation (sc.9)

  • L’humiliation absolue :

    • Leur présence est ignorée : ils font partie des meubles (analyse de la parodie que font Arlequin et Cléanthis à la sc.6 : " nos gens " / " pouvons-nous être sans eux ? ")

    • Ils sont traités d’ " enfants " : Euphrosine (sc.8) ou Iphicrate (sc.9)

    • Traités comme " des vers de terre " dit Cléanthis (sc.10)

b. Ils en abusent et la gardent jusqu'à la fin :

  • Ils ont droit à l’insolence :

    • Cf. l’affranchissement d ‘Arlequin à la scène 1

    • Cf. le tutoiement ressenti comme une libération

    • Cf. l’attitude de Cléanthis à la scène 3 : elle sollicite sa maîtresse pour l’humilier

  • Ils abusent de cette parole :

    • Arlequin se grise de mots dans la scène 2 lorsqu’il répond en écho à Trivelin, qui ne lui parle pourtant pas directement, ou encore à la scène 5 (cf. la kyrielle d’adjectifs pour caractériser son maître)

    • Cléanthis se grise plus visiblement encore de ce pouvoir nouvellement acquis à la scène 3 : incapable d’abandonner la scène malgré les injonctions de Trivelin (à Athènes, elle n’était qu’un témoin muet)

  • Ils deviennent autonomes à la sc.6 :

    • Tout en étant une parodie de la préciosité, cette scène montre que les valets empruntent aux maîtres ce qui fait leur pouvoir : l’art de bien parler

    • Cette scène met en scène la " belle conversation ", met en l’absence du metteur en scène jusqu’ici présent, Trivelin

    • Plus jamais les valets ne seront renvoyés à leur rôle de témoins muets : la dernière scène leur laisse exclusivement la parole

c. Cette parole est victorieuse :

  • Liberté accordée aux esclaves :

    • C’est le discours d’Arlequin, étonnamment bien structuré, qui métamorphose Iphicrate à la scène 9 et les personnages féminins à la scène 10

    • Ceci débouche sur une promesse de liberté par les maîtres : " Oublie que tu fus mon esclave " dit Iphicrate et " Ne parle plus de ton esclavage " dit Euphrosine

  • Cela va plus loin : promesse d’une redistribution des biens par le partage des richesses : Cf. fin de la scène 10

  A la scène 10 Cléanthis anticipe la revendication d’un Figaro à la reconnaissance en tant qu’être humain. Or cette reconnaissance sera inscrite dans l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme en 1789 : " Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. ". Cependant le discours du dramaturge n’est peut-être pas aussi radical.

2. Mais la pièce reste foncièrement conservatrice :

A. Elle est présentée comme une utopie théâtrale :

a. Une inversion qui relève de l'utopie :

  • Le rôle de la temporalité : le dramaturge insiste sur la brièveté de l’épreuve pour ne pas effrayer le public

    • L’espoir d’un retour dans un délai raisonnable : l’épreuve est limitée par Trivelin à " trois ans " (sc.2), puis réduite à huit jours à la fin de la scène, ce qui amoindrit l’humiliation pour les maîtres.

    • De plus Trivelin leur laisse sans cesse espérer une réduction de peine : " consolez-vous, cela finira plus tôt que vous ne pensez " (sc.3) / Il garantit une " délivrance " " bientôt " (sc.4) / Ultime promesse qui clôt la sc.5 : " Vous avez fort bien fait, vous n’y perdrez rien. Adieu, vous saurez bientôt de mes nouvelles "

    • Trivelin ne ménage pas ses encouragements aux maîtres pour les inciter à jouer le jeu : " cela ne vous nuira pas " (sc.4) / " une liberté très prochaine est le prix de la vérité " (sc.4) / " Ne vous épouvantez point " dit-il à Iphicrate (sc.5) / Il abrège la prestation de Cléanthis / Il se contente d’une " ébauche " de portrait pour Iphicrate / Il anticipe même le retour à l’ordre en redonnant à Cléanthis son nom (fin de la sc.4)

    • Enfin le resserrement sur un jour, grâce à Trivelin 

  • Le rôle de la dimension utopique (" rêve "):

    • L’île de nulle part : Lieu plus symbolique que réel, qui n’intéresse que par les connotations de son appellation, c’est surtout un lieu transitoire, où les naufragés ne feront que passer (même les esclaves)

    • Appartenant à toutes les époques : référence certes à l’Antiquité et à ses coutumes (l’esclave, élevé dans la maison du père), mais des indices renvoient au XVIIIème pour permettre l’identification mais sans la rendre obligatoireL’île de nulle part : Lieu plus symbolique que réel, qui n’intéresse que par les connotations de son appellation, c’est surtout un lieu transitoire, où les naufragés ne feront que passer (même les esclaves)

    • Appartenant à toutes les époques : référence certes à l’Antiquité et à ses coutumes (l’esclave, élevé dans la maison du père), mais des indices renvoient au XVIIIème pour permettre l’identification mais sans la rendre obligatoire

    • L’inversion a d’ailleurs montré les limites des valets : la cruauté de Cléanthis n’a rien eu à envier à celle de sa maîtresse (cf. l’épisode des portraits ou les moments où elle rudoie Euphrosine au début des sc.7 et 10) et le ridicule des valets n’est pas moindre que celui des maîtres (sc.6). Les valets n’ont pris qu’un moment la place des maîtres, avec leurs défauts

b. Ce n’est donc qu’une fable, qui se donne d’ailleurs à voir comme une fable :

  • Par de troublantes références à l’illusion théâtrale :

    • " Cette scène-ci vous a un peu fatiguée " dit Trivelin au début de la scène 4

    • Didascalie de la sc.6 : Arlequin se promène sur " le théâtre "

    • Cléanthis lui demande de rayer les " applaudissements " qui la " dérangent " (sc. 6)

  • Les personnages jouent d’ailleurs de façon claire le rôle de metteurs en scène :

    • Trivelin qui distribue les rôles, règle les sorties des personnages comme Arlequin et Iphicrate à la scène 2 et Cléanthis à la scène 3, ainsi que leur jeu (appel à la modération pour Cléanthis)

    • Cléanthis prend le relais à la scène 6 : " promenons-nous plutôt de cette manière-là " / " n’épargnez ni compliments ni révérences "

  • Il s’agit donc d’une mise en abyme du théâtre :

    • Rendue plus sensible par la présence d’une double rangée de maîtres spectateurs sur scène : Euphrosine et Iphicrate, mais aussi le public

    • D’où la double destination théâtrale visible dans la tirade de Cléanthis (sc. 6). Donc invitation à tirer la morale de la fable

B. Elle privilégie l'humanisation des rapports et non leur inversion :

a. Retour à la situation initiale :

  • Les maîtres échappent au danger de l’union honteuse

  • En retrouvant leurs habits, ils retrouvent le respect dû aux maîtres (sc.9) :

    • Retour du vouvoiement

    • Le mot " patron reparaît à la scène 9

    • Arlequin aux genoux de son maître (sc.10)

    • La solution du retour du maître sans son esclave est abandonnée (tous retourneront à Athènes)

  • Qui plus est le jeu de l’inversion est interrompu par les esclaves eux-mêmes :

    • C’est Arlequin qui prend l’initiative de déshabiller son maître car il ne se juge indigne de porter l’habit du maître (sc.9) ! Il le trouve " trop grand " pour lui (sc.10)

    • Cléanthis dit même vouloir revenir avec sa maîtresse (sc.10) : elle accepte donc de réintégrer sa position d’esclave

b. Mais humanisation des rapports qui correspond à un humanisme chrétien:

  • La parole se substitue aux coups :

    • Disparition du gourdin dès l’incipit

    • Disparition de l’épée à la scène 2 : elle ne sera pas rendue

    • Cf. le parallèle que fait Arlequin à la scène 9 entre ses " moqueries " et les coups d’ " étrivières "

  • Les personnages accèdent aux sentiments :

    • Trivelin dit à Euphrosine (sc. 3) : " Vous sentez, c’est bon signe "

    • Accès à la pitié : Arlequin devant Euphrosine (sc.8) ou devant Iphicrate (sc.9)

    • Accès à l’émotion : importance à la fin des pleurs, garantie de l’humanité des personnages

    • Reconnaissance de l’autre en tant qu’être humain : vrais regrets des maîtres, qui finissent par embrasser leurs esclaves

    • Les embrassades, manifestation de sentiments vrais, remplacent même les mots : cf. dernières répliques de Cléanthis et d’Arlequin (sc.11)

  • La pièce est un apologue qui veut démontrer :

    • Simplicité (pièce en un acte, intrigue très simple et psychologie des personnages assez pauvre) et rigueur de la démonstration (le programme est d’abord présenté par Trivelin, il s’accomplit en trois étapes, aux épreuves graduées, et se conclut par le constat de la guérison)

    • L’apologue veut faire comprendre les mécanismes de la société : le comportement du maître est la conséquence de son statut. Les esclaves le montrent par le fait qu’ils singent leurs maîtres : violence (Cléanthis) et hypocrisie du langage (sc.6). Arlequin le souligne à plusieurs reprises : " quand on est le maître, on y va tout rondement, sans façon, et si peu de façon mène quelquefois un honnête homme à des impertinences " (sc.5) / " si j’avais été votre pareil, je n’aurais peut-être pas mieux valu que vous " (sc.9)

    • Il veut aussi avertir des dangers qui la menacent : menace pour l’équilibre de la société (désagréments infligés aux maîtres) / Voire menace d’événements violents (cf. la mort des 1ers maîtres), allusion voilée à la violence des révolutions

    • Il veut donc démontrer la nécessité d’" aménager l’injustice ", d’" humaniser les rapports entres pauvres et riches " 

  Une portée morale à double destination : certes les maîtres ont appris, ainsi que les valets, que le seul mérite est celui du cœur (morale chrétienne. Mais les " honnêtes gens du monde " présents dans la salle peuvent la recevoir sans crainte car le caractère fictif de la pièce est nettement soulignée.

3. C'est pourquoi le rapport s'est exprimé à travers une comédie :

A. La comédie permet la satire :

a. La pièce fait la satire de la société de l’époque, i.e. du style Régence :

  • Satire des coquettes à travers le portrait d’Euphrosine, mais aussi à travers l’attitude de Cléanthis :

    • Remet en cause l’hypocrisie de la coquette : les gants, la vapeur etc.

    • Remet aussi en cause son égocentrisme : comparer l’attitude d’Euphrosine à Athènes et de Cléanthis, devenue Euphrosine

    • Le tout à travers de savoureuses saynètes de comédie (dignes de La Bruyère)

  • Satire des petits maîtres libertins à travers Iphicrate :

    • Accumulation des défauts à la scène 5

    • Jeu des adjectifs antonymes pour souligner son inconséquence (" emprunteur " / " payeur ", " libéral " / " vilain ", " sage " / " fou " etc.

    • Donc toujours sur le mode " mutin ", comme le dit Arlequin dans cette scène

b. Mais elle fait surtout la satire du poids de la société qui pervertit l’homme et de la nature humaine :

  • Marivaux met en relief le rôle de la société :

    • Arlequin se doit d’être " un brin insolent, à cause qu’[il est]le maître " (sc.5)

    • Il avoue que s’il avait été à la place du maître, il n’aurait " peut-être pas mieux valu que [lui] " (sc. 9)

  • Et surtout le poids de la nature féminine (misogynie évidente : cf. l’épisode relaté dans le Spectateur français)

    • Il excuse le comportement d’Iphicrate par le fait que " les femmes les aiment comme cela " (sc. 5)

    • Trivelin excuse celui d’Euphrosine par le fait qu’elle est " d’un sexe naturellement faible " qui ne peut que céder aux mauvais exemples des hommes (sc. 3)

B. Mais elle reste surtout un divertissement :

a. Le comique sous toutes ses formes sans cesse à l’œuvre dans la pièce:

  • Comique de situation :

    • L’échange des habits qui provoque des méprises : Arlequin qui accourt à son nom alors qu’on appelle Iphicrate (sc.2) / Euphrosine qui demande de quel Iphicrate il s’agit (sc.7)

    • L’échange des habits qui s’oppose à l’attitude : le faux Iphicrate plié en deux sous le rire ou gambadant

  • Comique de gestes :

    • Excès : Arlequin qui saute de joie (sc.6)

    • Décalage : Arlequin qui rit au genoux de Cléanthis

  • Comique de mots :

    • Euphrosine qualifiée de " friponne " (décalage)

    • Pléonasmes d’Arlequin (" fin finale ")

    • Fautes de syntaxe (" à cause que ")

b. Pour alléger l’inquiétude qu’elle peut susciter :

  • Alternance de la gravité et de la légèreté :

    • Comique de la sortie de Cléanthis ? le supplice enduré par Euphrosine

    • A l’aveu difficilement arraché à Euphrosine succède une scène plus légère avec Arlequin (sc.5)

  • " Castigat mores ridendo " : C’est l’objectif de la comédie :

    • Une formule du poète Horace (né en 65 avant JC)

    • Reprise par Boileau dans son Art poétique au XVIIème

    • Devise des Italiens avec qui Marivaux travaille

  • Le divertissement final :

    • Importance des mots " joie " et " plaisirs " à la fin de la scène 11

    • Deux jours de joie promis par Trivelin (sc.11) qui dépassent en durée le jour d’épreuves : volonté que les " plaisirs succèdent aux chagrins "

    • Divertissement (bien qu’il ne soit pas de Marivaux) chanté et dansé qui clôt la pièce

    • Tout en rappelant sa portée morale : " Quand un homme est fier de son rang / Et qu’il me vante sa naissance / Je ris de notre impertinence / Qui de ce nain fait un géant " . Par contre " Est-il né tendre et généreux / Je voudrais forger une fable / Qui le fit descendre des dieux "

 Marivaux reste dans donc dans le domaine de la comédie : corriger par le rire est le but que visent les dramaturges depuis l’Antiquité

Concl. :

 Faire la synthèse de chacun des axes : brève récapitulation du cheminement argumentatif

 Ouverture : sur la prémonition de Marivaux plus d’un demi-siècle avant la Révolution / sur sa tactique : mieux vaut prévenir (par un humanisme très empreint de christianisme) que guérir.

 Phrase conclusive (ou chute) 

Une portée révolutionnaire ? (bis) 

Comédie et portée didactique  

Ressemblances entre maîtres et valets  

La finesse des valets  

L'influence des valets  

Le valet maître du jeu   

Un genre adapté à la problématique   

Qui est le plus dépendant ?   

Le valet vengeur