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Déserteurs et insoumis de la première guerre mondiale sur la frontière des pyrénées.

 
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Les liens transfrontaliers entre le Roussillon et le principat de Catalunya, Avant et pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918). Leur rôle dans le phénomène d’insoumission et de désertion.

Il existe un espace transfrontalier de la désertion. Ces flux nord-sud que l’on observe pendant la Grande Guerre ne sont aussi que l’héritage de flux identiques qui existent depuis la fin du XVIIIe siècle. Les insoumis et les déserteurs du département, pendant la guerre de 14-18, s’inscrivent bien dans ce mouvement en s’appuyant sur une multitude de liens transfrontaliers.
 

La naissance difficile d’un mouvement antimilitariste dans les PO avant 1914.

A Perpignan, la période du militantisme antimilitariste le plus actif correspond aux années 1907-1909, mais il y a des prémisses à la fin du XIXe siècle. L’étude ne peut être faite qu’à partir des sources policières puisque les militants choisissent de ne pas laisser d’archives comme ils l’indiquent eux-mêmes. La section Association Internationale Antimilitariste de Perpignan et celle d’Estagel sont dissoutes en mars 1906 et il n’y a pas de groupe anarchiste vraiment organisé dans l’arrondissement de Perpignan.
 

L’essor de l'antimilitarisme dans les Pyrénées Orientales au printemps 1909

La conférence de Gustave Hervé à Perpignan, en mars 1909, est le point de départ d'une propagande révolutionnaire des plus actives, propagande qui s'est traduite par la formation de sections antimilitaristes à Perpignan et dans tout le département.
 

Le canonnier M... d’Amélie-les-Bains, (pyrénées-Orientales) et les mutineries de 1917.

Cette mutinerie apporte un éclairage sur l’état d’esprit d’un régiment d’artillerie. Le processus de « soviétisation » semble amorcé, un petit groupe de soldats rejetant les gradés et fonctionnant de façon autonome. La personnalité de M... et son absence de nationalisme ont joué un rôle essentiel dans cette radicalisation. Un dernier point, intéressant pour notre étude est la référence à la désertion envisagée. Si quelques uns franchissent le pas et désertent, beaucoup plus l’envisagent. L’ensemble des contraintes, familiales, sociales ou idéologiques, ajoutées aux menaces policières et judiciaires, retiennent le soldat. Nous sommes loin du consentement au combat.
 

La désertion à l’ennemi d’un militant socialiste des Pyrénées-Orientales en 1914-1918.

Le militant socialiste de Maury n’a pas, selon les juges militaires, joué le rôle moteur dans cette désertion. Mais il ne fait pas de doute que ses sentiments antimilitaristes sont à l’origine de son adhésion au projet de désertion collective depuis la première ligne. Il faut noter que le parti socialiste dans les Pyrénées-Orientales, et en particulier les militants guesdistes animant de la Fédération des Travailleurs de la Terre, ont, sur une ligne hervéiste, participé activement à la propagande de l’Association Internationale Antimilitariste, dans les années 1907-1909.
 

Les déserteurs français de la Première Guerre Mondiale et la Guerre d’Espagne.

La Guerre d’Espagne et la Retirada ont des conséquences sur la soumission ou l’arrestation de déserteurs. Cela est vrai aussi pour quelques insoumis. Ces hommes qui ont fui les combats de la première guerre mondiale, vont fuir à nouveau la guerre civile. Ils ont vécu très mal les troubles politiques et se revendiquent Français pour y échapper.
 

Le contrôle de l’enclave de Llívia par les autorités françaises pendant le premier conflit mondial.

La difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, de contrôler les limites de l’enclave et l’incompétence avérée des services de surveillance ont permis le développement de la contrebande, surtout celle des mulets et le passage de nombreux déserteurs ou insoumis. Ces derniers viennent d’abord des communes qui bordent Llívia, mais, semble-t-il, l’enclave est le lieu de passage de beaucoup d’autres réfractaires venus du reste du département. En effet, malgré la remise en cause des accords internationaux que représentent les contrôles sur le chemin neutre, Llívia reste un lieu de passage des déserteurs vers l’état espagnol et les mesures mises en place semblent avoir peu d’efficacité.
 

Els lligams transfronterers i la Primera Guerra mundial al Vallespir : l'exemple dels surotapers.

Els lligams transfronterers, abans de la Primera Guerra mundial i durant aquell conflicte, dos segles després l’annexió, van ser de gran ajuda per als soldats del Vallespir que van voler desertar al Principat. Aquella ajuda és multiforme : ve d’aquells « espanyols » que han trobat refugi al Vallespir i principalment a Llauró durant els disturbis de l’Estat espanyol, com també dels surotapers anarquistes i, al capdavall, pels patrons surotapers de l’Empordà, ideològicament i econòmicament lligats a Alemanya.
 
Marcel Chevalier
Un geògraf francès en la tempesta de la primera guerra mundial, la seva carrera a Catalunya, i els seus lligams amb el Centre Excursionista de Catalunya (1918/1939). Durant la guerra 1914/18 es declara insubmís per pacifisme, no vol matar cap alemany. La guerra que ell havia esquivat l’enxampa a Espanya. Tenint en compte les seves amistats, particularment Pau Vila, segurament va participar activament a la lluita per la democràcia i per la Generalitat. Torna a França quan la retirada.